Je voudrais tout expliquer en n'ouvrant ni la bouche ni les valves. Échapper la vérité comme du vin sur le tapis et torcher le tout avec mon bas.
Je tolère encore la culpabilité d'avoir mis le feu aux poudres.
*Quel charmant automne attendons-nous! Quelle splendide saison qu'est cette mort cyclique. Rouge, un jeune cardinal s'envole, la terre noire pue mais moi je trouve que ça sent bon.
Toute cette nature s'incline et moi je m'étends de tout mon long dans la pelouse jaune qui pique. Il fait froid.
J'aimerais lire mais je suis trop fatiguée. J'aimerais dormir mais je n'y arrive pas.
Je pense à vous, vous autres, ceux-là que j'aime, que j'ai aimés, que j'aurais aimé aimer plus longtemps, ceux de qui j'aurais aimé être aimée. Je pense à ce qu'il me reste de vous, je me demande c'est quoi ça, l'amour.
Ce verbe qu'on utilise mille fois par jour. J'aime la pizza méditerranéenne. J'aime les chiens. J'aime la musique finlandaise. J'aime ma mère. J'aime l'huile d'olive sur le gâteau aux courgettes. J'aime l'automne. J'aime faire les courses. J'aime le vent. J'aime le bruit que tu fais quand tu respires en dormant. J'aime le café en me levant. Je t'aime.
Je me demande pourquoi la période de gestation des morses est d'une durée de 15 mois.
Je me demande pourquoi il y a des êtres invertébrés dans l'océan.
Je me demande ils partent où les morts quand ils s'en vont, est-ce que c'est toi Daddy, quand il y a un arc-en-ciel pis que j'ai le coeur gros?
Pardon, je me relis et j'y vois une chanson de Jonathan Painchaud, mais c'est de même que je feel ce soir.