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Je n'ai qu'un seul rêve, celui de m'affranchir.
Je suis captive de mes moindres tourments.
Avec moi vient le vacarme de l'oiseau égaré qui percute la fenêtre en plein vol.
Oiseau de malheur,
défiguré & déconfit.
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Gloire à celui qui remportera la guerre intestine,
le conflit jovial, la coite guérilla, l'hostilité hypocrite.
Car il aura su triompher des attaques morales soutenues de la contrepartie.
Lorsque l'affront vexe, il vaut mieux fléchir un peu les genoux.
La fierté comme les plumes à balayer sur le plancher,
l'oiseau est venu mourir sur mon châssis.
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Gâcheur de la paix, grand prêtre de l'outrecuidance, vieux sage analphabète.
Instigation à l'acte illicite.
"Tu ne m'auras point cette fois-ci, druide."
De retour au bercail, nous ne sommes qu'agneaux.
Rien au frigo,
ma vie est avariée.
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Jardin bouetteux fragrant,
humus de feuilles, de clopes, de caps de bières, d'eau rouillie.
Jardin de tétanos.
Odeur de merde d'itinérant, fumet puant de la peuplade,
effluves de dessous de bras, de résine sur les doigts.
Ici, c'est pas beau dehors quand y fait beau.
Parce qu'avec le soleil, ils s'extirpent de leurs trous.
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Le gars aux cheveux longs qui se tient tout le temps au coin de St-Joseph et du Pont, ben drette avec ses bottes à cap déglinguées pis son t-shirt manches longues en filet noir, déchiré en V du col jusqu'au nombril. Quand il fait froid, il met une chemise à carreaux par dessus, ouverte.
L'été, il passe son temps au coin de la rue en bedaine en fumant des cigarettes. Il va finir par crever d'un cancer de la peau, que je me dis.
Lui, il est là de mars à décembre, toujours tout seul. En janvier-février, je ne sais pas où il va. C'en est qu'un parmi tous ces gens qui sont plantés là du matin au soir, je sais, mais c'en est un spécial. C'est mon clochard préféré. Il n'est peut-être pas clochard, mais une chose est sûre, c'est qu'il est errant. Je pense qu'inconsciemment, je veux m'entretenir avec des corps errants afin qu'ils m'aident à trouver mon propre chemin. Je suis tellement bancale, j'ai comme les chevilles cassées, rien n'avance à rien. Ma destinée m'est étrangère, mes aspirations sont inconscientes, mon estie d'existence occulte ne mène à rien de bon. Je veux savoir qui je suis et de quoi je suis capable, je veux m'envoler, ciboire.
Ils sont tellement beaux mes rêves de petite fille, vous savez. Illusoires à souhait. Ils se sont essoufflés d'eux-même lorsque j'étais âgée de 16 ans et que j'avais la tête ailleurs, sans doute en train de suçer Simon dans le parking du Buffet des Continents.
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