vendredi 25 septembre 2009

-hi -hello


Alice (c'est elle) & Vanessa aka Coeur de noug (c'est moi), se paient un petit trip web.

Ouais, on a revampé Suck it up pour le plaisir de tous (et le nôtre en particulier).

samedi 19 septembre 2009

je peux pas dormir, j'ai trop honte.




When U Love Somebody (Album) - Fruit Bats

jeudi 17 septembre 2009

just like children spleeping


mot de passe secret

Ça fait pop dans ma tête, je déclique, j'allume pis je tilte comme si c'était pas supposé arriver.
Appelons ça un accident de parcours, une erreur de jugement, une faute morale, peu m'importe.
Tsé quand tu veux te cacher. Tsé, la honte et la culpabilité.
*Quand tes actes correspondent pas à tes valeurs et ça te donne envie de gerber.
Quand tu préférerais crever tant qu'à ça. L'image que tu t'étais faite de toi, c'était de la bullshit en barre et même toi t'en bouffais. Comment tu peux tenir ta tête haute si tu n'oses pas regarder ton propre reflet.

mercredi 16 septembre 2009

non rien de rien

Rive point cardinal obscur
La même saison à l'année longue
(Se) Raconter des histoires
Se croire
Imposture automatique
Ragots tellement réels qu'on y touche avec ses mains
M'as-tu-vu en culottes de jogging
Hum, le coton ouaté.

vendredi 11 septembre 2009

i'm broke but i'm happy

Jeunes gens,

je n'ai ni parka pour l'hiver, ni protège-dessous pour mon prochain et inévitable relâchement sanguin. Il me reste tout juste assez pour fumer jusqu'à dimanche prochain, si je me montre raisonnable. Espérons que la pierre du briquet tiendra le coup.

*Me voilà sans le sous et avoisinant la béatitude. Me suis découvert quelques affinités avec moi-même après m'être pris la tête avec des relations-pollution. Ai montré la porte à qui de droit, ai ramassé mes petits, ai été voir là-bas si j'y étais.
J'étais là.
Rien de grave (dixit le poignet d'Alice), retour aux sources sans ressources financières, c'est beau un arbre, mais quarante mille arbres c'est encore plus beau.
Je me gosserai un crayon dans un épinette rouge s'il le faut.

lundi 31 août 2009

cookies and cream+tea ---> le retour progressif

Je voudrais tout expliquer en n'ouvrant ni la bouche ni les valves. Échapper la vérité comme du vin sur le tapis et torcher le tout avec mon bas.
Je tolère encore la culpabilité d'avoir mis le feu aux poudres.
*Quel charmant automne attendons-nous! Quelle splendide saison qu'est cette mort cyclique. Rouge, un jeune cardinal s'envole, la terre noire pue mais moi je trouve que ça sent bon.
Toute cette nature s'incline et moi je m'étends de tout mon long dans la pelouse jaune qui pique. Il fait froid.
J'aimerais lire mais je suis trop fatiguée. J'aimerais dormir mais je n'y arrive pas.
Je pense à vous, vous autres, ceux-là que j'aime, que j'ai aimés, que j'aurais aimé aimer plus longtemps, ceux de qui j'aurais aimé être aimée. Je pense à ce qu'il me reste de vous, je me demande c'est quoi ça, l'amour.
Ce verbe qu'on utilise mille fois par jour. J'aime la pizza méditerranéenne. J'aime les chiens. J'aime la musique finlandaise. J'aime ma mère. J'aime l'huile d'olive sur le gâteau aux courgettes. J'aime l'automne. J'aime faire les courses. J'aime le vent. J'aime le bruit que tu fais quand tu respires en dormant. J'aime le café en me levant. Je t'aime.
Je me demande pourquoi la période de gestation des morses est d'une durée de 15 mois.
Je me demande pourquoi il y a des êtres invertébrés dans l'océan.
Je me demande ils partent où les morts quand ils s'en vont, est-ce que c'est toi Daddy, quand il y a un arc-en-ciel pis que j'ai le coeur gros?
Pardon, je me relis et j'y vois une chanson de Jonathan Painchaud, mais c'est de même que je feel ce soir.

mardi 18 août 2009

180809


Un calendrier peut-il être faux? Tout m'indique que nous sommes le 18 ième jour du mois d'août et pourtant.

Je crois qu'un point est tout à fait convenable au pied du t du pourtant.

Trop de temps a passé. Trop d'hommes sont morts.

«Trop d'hommes sont morts», c'était pour la dramaturgie. C'était une tentative de métaphore pour illustrer tous ces jours révolus, anéantis sous la pesanteur de l'oubli.

Probablement que vous avez eu des bébés. Toutes mes félicitations.

Si vous n'avez toujours pas de bébés ou que les vôtres sont de plus en plus vieux, peut-être vous est-il arrivé quelque chose d'émotivement équivalant? Une peine d'amour, peut-être? Un accident de bicyclette? Un voyage à la plage sur la côte est américaine? Une balade en voiture qui aurait changé le cours de votre vie? La perte d'un être cher? Votre propre perte, peut-être? j'espère que vous n'êtes pas morts.


lundi 22 juin 2009

joyeuse vie vide

Encore moi dans l'absurdité du quotidien. Étant, puisqu'il le faut bien.
Parcelles de grossières indécences d'une banalité désarmante, riz aux tomates séchées sur le bord du comptoir. J'écharpille le temps comme je le peux.
Faudrait que je m'emporte et que je me tire dans le Saint-Laurent, faudrait que je pleure comme un bébé dans tes bras en ne laissant aucun cri à l'intérieur, fraudrait que je m'étende deux minutes.
Là.
J'aurais besoin de tracer un grand cercle par terre et de le remplir d'êtres humains. J'aurais besoin d'une craie.
Ou d'une canisse de peinture en spray.

jeudi 14 mai 2009

au clair de la lune, mon ami Pierrot


D'abord, j'ai pas d'ami Pierrot. Ensuite, «prête-moi ta plume pour écrire un mot, ma chandelle est morte, je n'ai plus de feu...» et tout le tralala je trouve ça franchement joli.
*

jeudi 7 mai 2009

adulescence

Une fois au pit de sable en arrière de l'ancienne piste d'aviation, les beaux gars du cégep m'avaient chanté bonne fête suivi de la comptine tibus, pis moi j'avais pris une mini gorgée de ma bière quand c'était le temps de montrer qu'à quinze ans on est grand et qu'on peut descendre 473 millilitres de houblon dans le temps de le dire. Au lieu de trinquer en hurlant «elle est des nôtres, elle a bu son verre comme les autres», ils m'ont hué «elle boit comme une fourmi» et c'était clair que Karine Gagnon me torchait haut la main dans leur estime. J'aurais donné n'importe quoi pour avoir un litre de vodka-jus d'orange, parce que ça, c'est facile à caler. Je me crissais tu pas de mon heure de rentrée, je me rappelais même plus que j'avais des parents.

lundi 27 avril 2009

toquades

émeute à deux/révolte des corps/ deux anarchistes/ fake pas/ montre-moi combien tu m'aimes/ combien fort/ emboîte tes pas dans mes traces/ puis dors en paix, enfin/
le brûle-gueule m'attend en bas/ je roussirai le stupéfiant/ fidèle au rituel/ manie trouble-nuit/
singulière dans ma démence-boucane/ libre-penseuse/ je suis/ je pense/ j'écris/
pluie-adverbe/ averses-vocables/
je ne sais pas orthographier les onomatopées/ où le H va/
avant/après la voyelle/
étrange musique jamais entendue/ émotive chronique/ je pleure/
toute seule dans mon salon/
scénarios de concubins déjà endommagés/ déjà venus/ pu bons/ déjà/
et scénarios quand même/
*
radotages d'une entêtée/ ragots égocentriques/
son coeur/ ses intestins/ son vagin/
les mains des soupirants dissous/ appuyées contre son ventre/ le leur/
ses seins-géants/ pendants d'elle/
corps possédé/ cage-femelle/ au profit dépravé/

dimanche 26 avril 2009

aura

croyez-vous à ça, vous autres/ le firmament/ l'astrologie/ la météo/ les avions/ les oiseaux/ toutes les affaires du ciel/
je suis gémeaux ascendant gémeaux/ toute qu'une destinée en ébullition/
mettons qu'on y croyait/ mettons que c'était vrai/
admettons que ce soit évident/
en analogie avec Mercure/ mon maître/ Mercure
tourbillon d'air/ premier signe mutable/
comme si la galaxie avait orchestrée une chorégraphie du tonnerre/
un tango contemporain/ danse des astres désaxés/ à ma naissance/
*

jeudi 23 avril 2009

vacarme

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Le maelström arrive en trombe chez celui qui s'en attend le moins.
Tout le village est assourdi par un bruit lourd comme un camion de fonte, un grognement lointain qui s'approche, de la taule froissée. Les enfants pleurent, les femmes crient et les hommes hurlent. Les chiens s'excitent, grognent et aboient, enragés au bout de leurs laisses. Dans un résonnement inoui, les déflagrations de bateaux de guerre. Puis tous se turent. Les visages blancs des hommes tournèrent au vert de stupéfaction, les femmes stagnèrent de frayeur. On envoya les marmots à la cave, les chiens coururent se cacher. On souffla toutes les bougies, on s'arma comme on le put.
*

mercredi 22 avril 2009

je ne suis la princesse de personne

Tout est encrassé de toi, le grand désordre de ma petite vie. Tout s'est éteint et me voilà brûlante. Rien du tout n'existe encore, rien encore n'a existé. Je ne souffre pas de l'amnésie, se couper le doigt avec une feuille de papier est plus douloureux.
*
Tout. Tout de toi m'égorge.
Combien de fois l'ai-je dit.
*
Je-m'en-foutisme au cube fois mille, ton nom rimerait avec tellement de mots.